Stratégies – « Qui peut regretter les acronymes abscons ? »

La justice rejette le recours contre « Les Républicains ».

C’est une décision de bon sens dont je me réjouis, étant partie prenante dans cette affaire puisque mon agence a été assignée pour avoir conçu et déposé un soi-disant « bien commun ». Je rappelle juste que le mot « républicain » est déjà utilisé par 120 marques sans que quiconque se soit manifesté. Nous ne privatisons par le mot puisque tout le monde reste libre de l’utiliser, au même titre que les partis qui se nomment démocrates, citoyens, patriotes, national ne peuvent s’en réserver le monopole. Nous ne protégeons à l’INPI en l’occurence qu’une marque figurative avec son bloc et son logo. Sur le fond, cette contestation est profondément conservatrice. Qui peut regretter les acronymes abscons UMP, UDF, UDI, UDR, UNR, RPR, Modem, EELV, MRC avec des empilements de mots vides de sens comme union, rassemblement, majorité, populaire ? Cette assignation en référé est une grande tartufferie de la part des plaignants.

TF1 arrête la version papier de Metronews.

Trois quotidiens gratuits en France, c’est presque deux de trop. C’est toujours déprimant de voir une aventure de presse finir ainsi, mais l’heure est de moins en moins au papier, d’autant plus si le contenu se limite à la reproduction des dépêches AFP et à la soumission à des annonceurs qui se feront de plus en plus rares sur ces médias.

Le Monde lance une offre matinale pour les smartphones.

C’est le sens de l’histoire, mais Le Monde doit rester une somme de contenus qui nécessite temps et disponibilité mentale pour bien l’appréhender. La consommation de la presse sur smartphone tient plus du fast food que du gastronomique. Elle ne peut être qu’un complément.

Après la Grèce, la gauche contestataire fait une percée aux élections locale en Espagne. 

Voici qui apporte de l’eau à mon moulin sur la nécessité d’une rupture avec les vieux partis en « isme ». Ciuadadones ou Podemos sont plus que de simples noms, ce sont des concepts hors partis. Cela répond à une demande profonde de valeurs et de renouvellement. Personne n’a jamais attaqué Ciudadanos (citoyens) en les accusant de dénier la citoyenneté aux autres. Vive l’Espagne, une démocratie tellement moins coincée et recroquevillée que la nôtre…

Olivier Aubert par Alain Delcayre pour Stratégies.

Télécharger l’article

Share on facebook
Facebook
Share on twitter
Twitter
Share on linkedin
LinkedIn
Share on whatsapp
WhatsApp
Share on email
Email